Renaud Cojo
À l’ennemi qui
ne m’a pas laissé le temps de le tuer

Collection Lachésis

Roman


ISNN : 2250-9810
ISBN : 979-10-91998-44-4
13 x 18 cm, 194 pages
paru le 20/09/2019
Prix: 17 €










Alors que dans ses insomnies il construisait les prémices de cruelles représailles à l’encontre de celui qui quelques semaines plus tôt proférait publiquement et par le biais d’un réseau social des insultes à son anomalie, voilà qu’il apprend soudainement la mort de cet ennemi dont autrefois il fut l’adversaire éconduit. Une femme entre les deux hommes. Choqué par la nouvelle de sa mort qui ne lui permet plus de mener jusqu’à son terme le châtiment qu’il lui réservait, il s’enferme dans ses obsessions et décide malgré tout d’assouvir sa soif de vengeance.

Ici, l’auteur ne cherche pas seulement à dérouler le fil d’une fièvre justicière, il rappelle aussi le désordre de nos vies et l’équilibre instable qu’il doit avant tout à son rapport au monde inscrit dans l’aberration de son propre corps physique.



Comédien, metteur en scène, auteur, performeur, réalisateur, Renaud Cojo (1966) rencontre le théâtre grâce à la musique. En 1991 il crée le label Ouvre le chien. D’emblée il affirme la spontanéité de son langage, articulant son travail autour des notions d’instinct, d’ambiguïté, de fragmentation, d’ébauche. Parmi ceux-là : La Marche de l’Architecte de Daniel Keene créé pour le festival d’Avignon IN (2002), Et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust (2010), Low/Heroes un hyper-cycle berlinois créé à la Philharmonie de Paris (2015). Parallèlement il réalise des clips et des courts-métrages. Renaud Cojo nous livre ici son premier roman.